LE DETAIL QUI TUE

Rubrique sous l'entière responsabilité de l'éminent Professeur décryptozoologue Pierre de ROSETTE.

NESSIE ?

Personne jusqu'à présent n'a remis en cause le fait que Nessie soit un animal (préhistorique ou non).

Mais toutefois n'oublions pas que l'on parle d'un animal fabuleux par sa taille.

OK, mais alors quel genre d'animal ?

Un poisson ? Un amphibien ? Un reptile ? Un mammifère ?

Les trois premiers genres pondent des oeufs.

Deux pondent dans l'eau et en masse. Alors pourquoi si peu de Nessies ?

Le troisième pond des oeufs également en quantité non négligeable et sur terre. Alors pourquoi ne trouve-t-on pas les sites de pontes et toujours pourquoi si peu de Nessies ?

Le quatrième genre, quant à lui, peut se libérer soit dans l'eau, soit sur terre (en petite quantité). Mais combien faut-il d'individus pour pérenniser une espèce à travers les siècles ? Certainement pas cinq individus comme je l'ai si souvent lu. Alors pourquoi si peu de Nessies ?

L'idée d'un unique animal à travers les siècles est tout simplement ridicule.

Admettons qu'une espèce animale géante hanterait le Loch Ness. D'après les questions ci-dessus, le nombre d'individus de cette espèce serait important. Alors combien de temps faudrait-il à ce troupeau de monstres pour épuiser leur réserve alimentaire dans un milieu quasi fermé et restreint ? Mais me diriez-vous... moins la réserve alimentaire est grande, moins il y a d'individus et l'on retombe sur la question : combien faut-il d'individus pour pérenniser une espèce à travers les siècles ?

Oui, mais le Loch Ness fait quand même pas loin de 40 km de long sur 2 km de long et plus de 200 m de profondeur, plusieurs monstres peuvent facilement s'y dissimuler me diriez-vous...

Les océans et les mers sont immenses. Les monstres tels les serpents de mer ou les sirènes hantant les océans (depuis que l'homme navigue) ont disparus quand sont mortes les légendes marines. Les animaux de tailles exceptionnelles ont tous été (on va dire quasiment) répertoriés par leur apparition, leur capture ou leur mort sur un rivage. Ils ne sont pas aussi timides et malins que Nessie (vous pensez bien, rien de tangible à se mettre sous la main en plusieurs siècles, chapeau Nessie... à part peut-être quelques photos non truquées en ce qui concerne leur négatif, mais souvent truquées par une mise en scène aquatique. Notez bien que sur la plupart des photos de Nessie, on ne peut affirmer si elles ont été prises sur le Loch Ness ou sur un autre plan d'eau).

Alors, ceux qui ont vu quelque chose sur le Loch Ness sont-ils fous ? Bien sûr que non. Beaucoup sont de bonne foi.

Divers phénomènes peuvent se produire sur une si grande étendue d'eau. Des arbres pourris qui remontent brièvement à la surface portés par des gaz de décomposition. Des groupes d'animaux, bancs de poissons ou autre... Une vague unique apparaissant sur une étendue plane et provoquée par un orage "subaquatique" né de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux supérieures du Loch Ness. Et comme les eaux sont tourbeuses, donc très noires, cette vague prend véritablement l'apparence d'un énorme dos animal etc... Et si en plus les conditions météorologiques ne s'y prêtent pas (brume, pluie...) n'oublions pas que sur une vaste étendue d'eau les distances et les tailles sont très difficiles à appréhender.

Alors, les bonnes questions, à qui les poset-on ?

Aux biologistes ? Aux cryptozoologues ? Aux hôteliers ? Aux marchands de souvenirs ? Aux nombreux plaisanciers qui sillonnent le Loch Ness (et oui, le Loch n'est pas aussi sauvage et désert que l'on veut bien le croire) ? Aux écossais ? A Laura de Kirlian ?

Le choix vous appartient.

YA BASTON

Toute petiote déjà je m'intéressais rude de rude à tout ce qui faisait flipper mes parents, mes grands-parents et tous les parasites qui gravitaient autour. Ils sont des mystères, me disaient-ils, où la main de l'homme reste sourde. Des mystères si profonds que même Jacques Mayol a le "Great Blues" de ne pouvoir y plonger. Il ne m'en fallait pas plus pour ruiner, malgré moi, les derniers rayons de soleil qui embrasaient leurs cheveux blancs. D'un pas alerte j'allais mettre le souk dans leur existence et leurs croyances.

Je me nomme LAURA DE KIRLIAN et j'ai choisi la dure vocation d'aventurière.

Une aventurière qui de ses mains nues partit un beau matin botter le cul à toutes les chimères.

UNE AVENTURIERE DE L'IMPOSSIBLE


Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 14:56
Jamais mon pied droit n'a autant ressemblé à mon pied gauche qu'en ce moment. Ils sont tellement froids que je ne sais lequel je déplace quand je marche dans cette satanée neige. Pour ne pas mourir de froid, nos pauses pour nous sustenter sont très courtes. Nous les appelons les entractes car c'est tout un cinéma pour manger de la viande congelée... de la vraie viande d'esquimau. Ils nous faut marcher, marcher et marcher encore. Il n'y a pas le moindre arbre suffisamment conséquent à l'horizon pour nous chauffer ou pour cuire l'esquimau. Je rêve d'une bouteille de gaz à la flamme bien bleue. Je la vois là, devant moi, flottant dans le ciel. Les hallus commencent, nous allons certainement, sous peu, devoir vous quitter. Notre aventure va se terminer ici, je suis sincèrement désolée. Nos corps seront peut-être retrouvés dans quelques siècles ou alors quelqu'un s'en servira comme viande d'esquimau. Et cette bouteille de gaz qui n'en finit pas de me hanter. Richard me tape sur l'épaule et pointe le doigt sur mon hallucination flottant dans les airs. Bien, nous sommes deux à présent à complètement dérailler. Richard insiste et me secoue comme était secoué JP II, ce qui annule un tant soit peu les effets des tremblements de terre. Cela me remet à l'aplomb de mon cerveau. J'émerge et admet (après avoir dégelé mes deux boules de glace, parfum "iris") qu'il y a bel et bien une bouteille de gaz qui flotte dans le ciel. J'ai les jambes bien trop raides pour tomber sur le cul. La bouteille de gaz s'approche de notre petit groupe, nous imitons les moulins et doucement, du ciel, descend la providence (ou du moins quelque chose qui lui ressemble). Et la providence commence à ressembler furieusement à une montgolfière. (et ce n'est pas rien par les temps qui courent).
Par LAURA DE KIRLIAN - Publié dans : L'abominable homme des neiges
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 13:46
Allez, il nous faut préparer notre voyage pour nulle part. Nous avons les vêtements nécessaires pour résister au froid mais nous n'avons plus les raquettes de la Mélie (quel mélo...). Elle va être rude de rude la ballade sans compter que la terre parkinsonne toujours. Pour la nourriture nous avons quelques "sushis"* à nous faire, il n'y a rien que nous puissions manger mais l'eau ne manquera pas.

(*Oui, ça va, je sais, elle est nulle la vanne... mais tout réfléchi, l'idée de sushis n'est pas si mauvaise).  Rappelez-vous, au chapitre précédent... n'avons-nous pas de la viande crue à notre disposition ... ?

Hein ? Ho ? Et alors, faut bien survivre non ? Il n'y a pas que les joueurs de rugby qui peuvent avoir le privilège d'un régime adapté. Que ce soit dans les Andes ou dans l'Himalaya, la faim justifie les moyens (de pire en pire).

Bon, c'est pas tout, mais nous avons encore une longue route à parcourir et après une nuit passée dans l'appareil, nous décidons de partir vers le Sud.  J'admets que les sacs de viande ont un poids et une consistance malaisés. Ils cognent bizarrement sur nos fesses. (Je vous ai quand même épargné la mise en sacs, chus trop bonne...). La neige est relativement dure et notre marche s'en trouve facilitée. C'est toujours ça que les Yétis n'auront pas... et toc !
Par LAURA DE KIRLIAN - Publié dans : L'abominable homme des neiges
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Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /Août /2006 15:57
En place et lieu d'un gros câlin je me suis pris avec les garçons un ticket de crash en 1ère classe bien avant l'arrivée à l'aéroport. Il faut dire qu'avec un pilote s'appelant Jack Daniel et un avion ressemblant comme une goutte d'eau à un fer à repasser... Bref ! L'altimètre était pourri et l'avion s'est pris pour un Canadair. Mais un Canadair ne ramasse pas des congères, notre avion, si ! Le pilote n'aima pas le choc et par un manque de savoir vivre certain nous quitta. Une fâcheuse dispute entre sa tête et son corps provoqua un malheureux divorce. Bah, lui au moins continue de voler en des cieux plus cléments. Par contre, nous...

Nous sommes complétement paumés dans un bled où tous les chemins sont blancs dans un paysage immaculé. C'est vous dire...

Il nous faudra certainement une bonne dose de temps pour nous sortir de ce pétrin.
Par LAURA DE KIRLIAN - Publié dans : L'abominable homme des neiges
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Dimanche 18 juin 2006 7 18 /06 /Juin /2006 13:32
Nous nous réveillons (faut bien). La terre est toujours sujette aux tremblements. Les yacks ont disparus sans laisser une lettre d'adieu. Assis sur notre derrière (ce qui est la moindre des choses) nous contemplons le néant. La montagne aux Yétis n'existe plus. Une immense faille rocheuse qui s'étend à perte de vue d'est en ouest l'a engloutie. Oups... Nous regardons nos pieds avec la ferme intention de les accompagner le plus loin possible de cet endroit.



Nous avons un vol à prendre (d'assaut). J'ai besoin d'un peu de recul pour analyser les vertus géologiques d'un certain pont puis je me sens un peu lasse. Les garçons me regarde... j'aimerai bien un petit câlin.
Par LAURA DE KIRLIAN - Publié dans : L'abominable homme des neiges
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Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 17:02
Les tremblements de terre ne s'arrêtent plus. C'est le "courage fuyons, mais moi d'abord...". Le sol se crevasse sous nos pieds et pattes. La montagne se coiffe d'avalanches. Nous entendons au loin les trois Yétis qui concurrencent sévère l'Homme Yack en hurlant aux petits pois. Le pont n'existe plus et ils sont prisonniers sur leur île rocheuse. Ils sont devenus fous et  dahutent autour de la montagne. Notre voeu : "Devenir tout petit, tout petit... mais sur l'horizon". C'est la débandade (de morue... j'assume). Nous laissons derrière nous la montagne s'éloigner au rythme de nos foulées. Notre fuite couvre celle du temps. Exténués nous nous écroulons sous le regard réprobateur d'un soleil juvénile. Le grondement des tremblements de terre doit avoir un effet soporifique... nous nous endormons.




























(Tu crois que c'est facile de trouver à chaque fois une photo qui correspond au texte... je voudrais bien t'y voir tiens ! )
Par LAURA DE KIRLIAN - Publié dans : L'abominable homme des neiges
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